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30 April 2017
momein

Le travail « organique » de Nicolas Momein aux Eglises

Deuxième exposition de la saison pour le centre d’art contemporain, qui a choisi de nous faire découvrir l’univers d’un jeune plasticien de la région stéphanoise. C’est son travail organique sur les matières qui a convaincu la direction des Eglises de programmer un artiste qui expose déjà dans tout le pays depuis une demi-décennie.

Et il est vrai qu’on est de fait assez intrigué par le travail de Nicolas Momein. Une étrange sculpture de 50 cm de haut, placée à même le sol, interpelle aussitôt le regard du visiteur. On la croirait constituée de mousse, de lichen, d’éponge. A y regarder de plus près, on découvre qu’elle est constituée de centaines clous de tapissier. « Le tout est maintenu grâce à une série d’aimant. J’ai utilisé du wasabi pour leur donner cet aspect organique », détaille le plasticien de 34 ans.

A deux pas, un autre assemblage, moins évident mais pas moins intéressant, consiste en un alignement de panneaux recouverts de bulgomme noir, ce caoutchouc utilisé d’ordinaire comme sous-nappe. « Ce qui m’a intéressé dans ce travail, c’est de donner à voir les variations des motifs à l’intérieur d’un produit manufacturier, sensé en être dénué », explique l’artiste.

Troisième oeuvre à découvrir : une monumentale structure suspendue, à la blancheur immaculée, formant une sorte de relief inversé. L’oeuvre a été réalisée sur place, avec le soutien d’une entreprise spécialisée dans le modelage des toiles en PVC. Un matériau sensible à la chaleur et dont l’aspect final est rendu possible grâce à d’énormes quantités d’eau déposées en surplomb.

« Coup de pouce, caoutchouc pouce », de Nicolas Momein. Jusqu’au 8 mars, aux Eglises, centre d’art contemporain. Rue Eterlet. Renseignements et horaires au 01 64 72 65 70.