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21 October 2017
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Rapport de la cour régionale des comptes : l’opposition dédramatise

Brice Rabaste buvait du petit lait, hier soir, en conseil municipal. Il n’était pas encore 19 heures, lorsque le maire achevait de présenter aux élus le rapport de la cour régionale des comptes sur les finances de la ville, et plus spécialement sur la période 2008-2013, qui correspond grosso modo au dernier mandat de Jean-Paul Planchou (PS).

Un rapport qui, selon l’élu UMP, « valide les choix budgétaires pris » par l’actuelle municipalité et l’incite à poursuivre « une baisse importante des dépenses de fonctionnement », à entamer « le début de désendettement » et à « ne pas augmenter les impôts ».

 « Un rapport juste, une mauvaise interprétation » pour Marion

Face à lui, la riposte de l’opposition était attendue. Si les élus socialistes n’ont pas cherché à contester le bien-fondé de l’analyse menée par la cour régionale des comptes, « juste et mesurée », ils en ont critiqué l’interprétation « apocalyptique ». « Nous n’avons pas la même lecture de ce rapport », a insisté Jean-Jacques Marion.

« Il ne nous apprend rien que nous ne savions déjà, à savoir que la ville est dans une situation financière difficile », a poursuivi le conseiller général, insistant sur le fait que les dotations versées par l’Etat ont toujours été nettement inférieures à Chelles que dans les villes de taille analogue.

« Le rapport applique une logique libérale » juge Mouly

Pour l’ancien président de Marne et Chantereine, la municipalité précédente a su au contraire limiter la casse, en « maîtrisant » les dépenses de fonctionnement, « bien inférieures à celles de collectivités de même importance ». Quant à la hausse des frais de personnel (+7%), due avant tout à « la réforme des rythmes scolaires et au plan de résorption de l’emploi précaire », l’élu a dit l’assumer en partie, la priorité ayant été de « répondre aux besoins de la population ».

Un plaidoyer repris à son compte par Frank Mouly (FDG), qui, « sans vouloir faire offense » à la chambre régionale des comptes », a tenu à rappeler que « le rapport est inspiré par des logiques libérales et les politiques d’austérité » et qu’il ne fallait par conséquent ne « pas le prendre pour argent comptant ».