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14 December 2018
evangeliques

A la rencontre des évangéliques de Chelles

Il s’en ouvrirait une tous les dix jours en France. Créée en 2012, l’église évangélique de Chelles rassemble de plus en plus de fidèles dans le local qu’elle vient d’inaugurer tout près de la gare. Dans un très intéressant article, le journal La Croix s’est intéressé au développement de cette communauté religieuse, témoin selon le quotidien de l’essor de cette branche du protestantisme dans notre pays.

Tout a démarré, comme pour beaucoup de communautés religieuses, dans les conditions les plus modestes. « Au début, nous nous réunissions simplement à huit ou neuf, chez les uns ou les autres, pour prier ensemble », se souvient Matthias Graber, l’un des cofondateurs de l’église. « A Chelles, il existait une église évangélique congolaise, mais aucune communauté multiculturelle. Dans une ville de 53 000 habitants, cela nous semblait anormal ! » estime ce patron d’une entreprise de travaux paysagers.

Jusqu’à une soixantaine de fidèles lors du culte

A l’automne 2013, la petite communauté loue la salle d’un restaurant de la ville. Le culte est d’abord organisé un dimanche par mois, puis tous les quinze jours. Depuis le début de l’année, les fidèles, jusqu’à une soixantaine, se retrouvent dans un local de l’avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, loué par un boucher voisin. On y trouve une salle dédiée au culte, une pièce destinée à accueillir les enfants et, bientôt, le bureau du pasteur.

A d’autres occasions, une partie de la communauté se retrouve pour partager un moment moins formel, comme le « partage biblique ». Evrard Deganai, qui anime la cérémonie, est l’autre fondateur de la communauté. Comme Matthias, ce professeur de mathématiques de 38 ans, jeune marié, est passé par un « centre de formation régional pour implanteurs » placé sous la tutelle du Centre national des évangéliques de France (Cnef). Il a été encouragé à étudier avec précision la ville dans laquelle il comptait s’installer.