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23 August 2017
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Chelles ne rejoindra pas la métropole du Grand Paris

Cette fois, c’est bel et bien terminé. Malgré huit mois d’intense lobbying, Brice Rabaste n’aura pas réussi à faire aboutir le rêve qu’il nourrissait pour sa ville : celui de la voir intégrer, au 1er janvier 2016, la métropole du Grand Paris. Comme elle l’avait fait en première lecture, en février dernier, la commission des lois de l’Assemblée Nationale a, sans surprise, fait supprimer la semaine dernière l’amendement à la loi NOTRe voté par les sénateurs en tout début de mois. Amendement qui proposait à neuf communes de Grande Couronne, parmi lesquelles Chelles, de rejoindre la métropole.

Las : le texte ne sera même pas examiné par les députés. Il faut dire qu’avec la présence, dans les rangs de la commission, d’Olivier Dussopt, rapporteur (PS) du projet de loi, les chances de voir ce texte porté par Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine, étaient fort minces. Dans son rapport, le député de l’Ardèche se fait laconique et se contente d’indiquer qu’il supprime le principe d’intégration « d’office ». Seules Athis-Mons et Vigneux-sur-Seine, qui jouxtent l’aéroport d’Orly, bénéficient d’une dérogation.

Les possibilités de voir les députés, qui examineront le projet de loi dans quelques jours, aller à l’encontre de l’avis de la commission, sur un sujet qui ne touche pas à l’essence du texte, sont quasi nulles. Aucun n’avait d’ailleurs moufté, en première lecture, lorsque la commission s’était opposée une première fois à l’intégration des communes retardataires. Au final, sur les six communes de Grande Couronne qui s’étaient déclarées par délibération, favorables à l’intégration à la métropole au 1er janvier 2016, seules Verrières-le-Buisson (Essonne) et Chelles ne sont pas parvenues à leurs fins.