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14 December 2017
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Régionales : 400 militants ont applaudi Valérie Pécresse (LR)

Lors de son meeting de campagne pour les élections régionales, hier soir, au centre culturel, Valérie Pécresse a démontré qu’elle maîtrisait les deux fondamentaux d’une star de la politique : se faire désirer et tenir en haleine son public. Car malgré une bonne heure de retard sur l’horaire prévu, la candidate (LR) à la présidence de région a réussi à séduire et à enflammer, durant plus d’une heure, les 400 militants de Chelles et de Seine-et-Marne venus l’applaudir.

Même Guy Drut était là

Avant cela, ses soutiens seine-et-marnais s’étaient succédé à la tribune pour chanter ses louanges. Yves Albarello, le député-maire de Claye-Souilly, a ainsi enjoint l’ancienne ministre – dont l’ancien maire Jean-Paul Planchou (PS) admet qu’elle réalise une « campagne exceptionnelle » – à « accélérer » encore. Venu de sa mairie de Provins, Christian Jacob a lui rappelé combien elle s’était montrée « investie » durant ses cinq années dans l’opposition et plus encore durant la campagne, loin d’un Claude Bartolone « traînant les chaussures ».

Jean-Jacques Barbaux y est carrément allé de sa déclaration d’amour, empruntée à Tristan et Iseult. « Ainsi va de nous, Valérie ; ni vous sans moi, ni moi sans vous ! », s’est exclamé le président du conseil départemental. Malgré l’absence notable de Jean-François Copé, Valérie Pécresse a démontré ses capacités de rassembleuse. A quelques mètres de Franck Riester, on pouvait même apercevoir… Guy Drut, son prédécesseur à la mairie de Coulommiers.

« Brice, tu es le symbole de notre combat »

pecresse_rabasteTrès discret durant le meeting, où il s’est contenté d’annoncer l’arrivée de Valérie Pécresse dans une amorce des plus expéditives, Brice Rabaste a néanmoins été l’objet de tous les éloges. « Tu es le symbole de notre combat. Personne ne pensait que tu réussirais à prendre un bastion de la gauche, sauf toi, et nous qui étions derrière toi », lui a lancé la candidate qui, avant le meeting, avait accompagné le maire de Chelles à la rencontre des commerçants et visité le centre de supervision urbain de la police municipale.

Ne restait plus à la candidate qu’à égrener les principales mesures de son programme. Parmi les plus applaudies, le contrôle des fraudeurs dans les transports en commun, la lutte contre l’immigration illégale, l’obligation faite aux entreprises bénéficiant d’aides d’accueillir un jeune en stage, le code de la route gratuit pour les jeunes et bien sûr la non-augmentation des impôts.

Placé à bonne distance, près de l’allée centrale, Christian, militant républicain de 57 ans, « n’a pas loupé une miette du spectacle ». « Je suis ravi que Valérie Pécresse soit venue nous voir. Elle a eu raison d’expliquer que voter FN, c’est donner ses voix à la gauche », confie l’agent technico-commercial. Non loin de lui, Carmen, 83 ans, n’assiste pas au premier meeting de la candidate. « Je suis venue voir ce qu’elle avait à dire sur le Grand Paris. Son mari est Corrézien, comme moi ! C’est un bon point ».