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23 August 2017
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Les élus ont rendu hommage aux victimes des attentats

La mine des élus était grave et solennelle, hier soir, à l’occasion d’un conseil municipal forcément un peu particulier puisqu’il intervenait quatre jours seulement après les terribles attentats survenus à Paris et à Saint-Denis. Précédant les débats, une minute de silence a été observée par les élus et l’assistance, un peu plus nombreuse que d’habitude. L’ensemble des participants, placés sous protection policière, a ensuite entonné la Marseillaise.

Alors qu’il avait fait annuler dans la journée l’ensemble des manifestations chelloises prévues jusqu’à la fin de la semaine, Brice Rabaste (LR) avait choisi de maintenir le conseil municipal, afin de démontrer que « les institutions républicaines continuent de fonctionner malgré la menace terroriste ». Et il y avait de quoi, sur le papier, alimenter les débats entre la majorité et son opposition, entre le débat d’orientation budgétaire, l’augmentation des tarifs municipaux et la poursuite du déploiement de la vidéosurveillance.

Ils n’avaient pas à la tête au conseil municipal

Mais malgré toute la bonne volonté affichée, l’ambiance n’était pas vraiment aux échanges de points de vue sur la vie de la cité. Très rapidement, les élus socialistes ont fait savoir qu’il ne prendraient pas part aux débats et qu’ils se contenteraient de voter. La majorité, elle, s’est contentée d’égrener les différents points à l’ordre du jour et d’éviter – c’est assez rare pour être signalé – la polémique. Seul Frank Mouly (FDG) a paru désireux d’apporter une contradiction, estimant que « la démocratie ne s’use qui si l’on ne s’en sert pas ».

Longtemps pesante, l’atmosphère s’est égayée de façon inattendue. Le conseil municipal était invité à donner son avis sur le schéma départemental de coopération intercommunale, qui rebat les cartes des territoires en Seine-et-Marne, notamment ruraux. Brice Rabaste a semblé embarrassé de ne pas obtenir de consensus sur ce sujet. Dans un numéro d’équilibriste particulièrement impressionnant, le maire de Chelles est allé jusqu’à déclarer qu’il souhaitait « un avis qui ne soit pas favorable mais qui soit favorable quand même ». De quoi faire rire de bon coeur l’assistance et de décharger définitivement la tension.