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22 August 2017
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Les élus PS et DVG écrivent au préfet… pour se plaindre du maire (LR)

Ils ne goûtent guère aux « méthodes » de Brice Rabaste (LR) et ils en appellent au représentant de l’Etat. Une semaine après un conseil municipal, dont la proximité avec les attentats les avaient incité à ne pas chercher querelle à la majorité, les élus socialistes et apparentés ont fait savoir qu’ils avaient écrit au préfet Jean-Luc Marx pour se plaindre de plusieurs décisions du maire de la ville.

La brochure sur le budget n’est pas « réglementaire »

La nouvelle a été annoncée hier, lors d’une conférence de presse, où les membres du groupe « Unis pour Chelles » ont pu expliquer leur action. Premier grief reproché au maire : la distribution d’une brochure de présentation et l’organisation de réunions sur les orientations budgétaires pour 2016. Cette critique avait déjà été formulée en conseil municipal par Frank Mouly (FDG), quelques jours auparavant.

« Ces orientations auraient dû être débattues en conseil municipal. Nous nous interrogeons fortement quant à la légalité d’une telle démarche », note Isabelle Guilloteau (PS), qui signale par ailleurs l’absence de place réservée à l’opposition dans le fascicule. « Et ça n’est pas la première fois », ajoute l’ex 1re adjointe aux finances, qui évoque également un traitement inégalitaire entre la majorité et l’opposition dans les pages qui leurs sont réservées dans « Chelles Mag ».

Des critiques « sans fondement » pour Brice Rabaste

Au-delà de ces questions réglementaires, les membres du groupe regrettent que le maire fasse « taire les différences ». « Tout ce que la précédente municipalité avait mis en place, comités consultatifs, élus d’opposition pour présider les commissions municipales ou déposer des gerbes lors des cérémonies patriotiques, tout a été supprimé », déplore Lucia Pereira (DVG).

Dans Le Parisien de ce matin, Brice Rabaste répond que ces critiques sont à son sens « nulles et non avenues, sans fondement ». « On pourrait tout aussi bien accuser les municipalités socialistes qui profitent du débat d’orientation budgétaire pour récapituler les actions de la majorité municipale, de se servir de ces publications à des fins politiques », déclare-t-il encore.