Nous sommes le
21 October 2017
planchou_yenbou_ghomi

Régionales : fortunes diverses pour les candidats PS et PRG de Chelles

Après avoir annoncé qu’il était parvenu à un accord avec EELV et le Front de gauche, en vue d’une fusion pour le second tour des élections régionales, Claude Bartolone, le candidat socialiste en Ile-de-France, a diffusé cet après-midi les différentes listes chargées de défendre les couleurs de la gauche rassemblée, dimanche prochain.

La liste seine-et-marnaise, qui a obtenu le moins bon score (20,3%) de toutes les listes PS-PRG présentées au premier tour dans la région, est celle qui subit le plus de modifications, même si on ne note pas de changement aux premières places. Plusieurs candidats des départements voisins sont ainsi parachutés vers la Seine-et-Marne, ce qui n’est pas sans faire grincer quelques dents, à l’image de Gérard Eude, l’ancien conseiller général du canton de Torcy, qui n’hésite pas à parler d’une « liste de touristes ».

« Une marque de confiance » pour J.-P. Planchou

A ce petit jeu, les candidats socialistes et radicaux de Chelles connaissent des fortunes très diverses. Après ses déclarations tonitruantes durant la campagne, lors de laquelle il avait déstabilisé son propre camp en disant tout le bien qu’il pensait de Valérie Pécresse, la candidate républicaine, l’ancien maire Jean-Paul Planchou reste contre toute attente en quatrième position, qui le place en position d’éligibilité quelle que soit l’issue du scrutin.

Bien qu’il estime que « son cas personnel importe peu par rapport à l’enjeu du scrutin », celui qui a dirigé les trois anciennes campagnes de Jean-Paul Huchon aux régionales considère son maintien comme « une marque de confiance » de la part de Claude Bartolone et la preuve que « l’expérience peut se révéler tout aussi utile que la jeunesse ».

Mohammed Yenbou « saura s’en rappeler »

Le président des Radicaux de gauche de Seine-et-Marne ne peut pas en dire autant. Mohammed Yenbou se retrouve relégué de la dixième à la seizième place, ce qui hypothèque fortement ses chances d’obtenir un siège. Une « trahison » pour ce rallié de la première heure, qui regrette que « ceux qui font du terrain et tapent aux portes restent dans leur couscoussière » (sic). Celui qui vient d’intégrer l’opposition au conseil municipal, en remplacement de Jean-Jacques Marion, indique que les membres du PRG 77 « sauront s’en rappeler ».

Hadrien Ghomi, quatorzième avant la fusion, aurait également toutes les raisons de faire la soupe à la grimace, lui qui se retrouve refoulé en toute fin de liste. Le jeune collaborateur parlementaire de François Patriat, sénateur de la Côte d’Or, préfère retenir « l’honneur de représenter la jeunesse chelloise au sein de la liste », tout en estimant que « l’heure n’est pas à la polémique » dans une campagne où « les intérêts collectifs doivent primer sur les intérêts personnels ».