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14 December 2017
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Régionales : Brice Rabaste (LR) ne se sent pas responsable du score de la droite

« Ca ne va pas, ça ne va pas, ce score du FN, ça ne va pas du tout ! » Les quelques personnes qui ont croisé la route de Brice Rabaste (LR), dimanche soir, alors que les premiers résultats du premier tour des régionales s’affichaient à la télévision, décrivent le même personnage. Celui d’un homme au visage blême, préoccupé, faisant les cents pas.

Tous ceux qui s’attendaient à le voir apparaître dans le bureau central en ont en revanche été pour leur frais : 19 heures n’avaient pas encore sonné que l’édile était déjà calfeutré dans son bureau, entouré de son directeur de cabinet et de ses élus. Claudine Thomas, candidate sur la liste départementale, ne tardera pas à le rejoindre. Difficile pour Brice Rabaste de pavoiser après les résultats obtenus par son camp à Chelles lors de ce premier tour.

L’écart avec le FN a fondu

Si la liste conduite par Valérie Pécresse fait légèrement mieux à Chelles (26,9 %) que dans beaucoup de villes de Seine-et-Marne, le faible écart avec le Front National – à peine 65 voix – interpelle pour un camp qui n’avait laissé, en mars dernier, aucune chance à son adversaire d’extrême-droite. Lors du 1er tour des départementales, plus de 2 000 voix séparaient la droite et le centre du FN.

A côté, la troisième place de Claude Bartolone fait presque figure de performance. Le PS gagne quelques 150 voix supplémentaires par rapport au précédent scrutin, resserrant significativement l’écart avec les Républicains. Bien sûr, chez les socialistes, on se garde bien de faire un lien entre des élections purement locales, comme les municipales et les départementales, et les élections régionales.

« Brice Rabaste n’était pas candidat »

Trois jours après une soirée difficile pour lui, Brice Rabaste veut garder la face. Mieux, il tente désormais de convaincre que le score moyen obtenu par son camp ne lui est en rien imputable. « L’effet maire de Chelles a joué aux départementales. Or, dimanche, Brice Rabaste n’était pas candidat », fait remarquer son entourage à nos confrères du Parisien.

Pourtant, il en est persuadé : le recul des socialistes par rapport à 2010 – ils perdent plus de 400 voix – confirme à ses yeux « la déception des Chellois vis à vis de la gestion locale comme nationale ».