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14 December 2017
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Régionales : la réaction des candidats de Chelles

Hadrien Ghomi (22e sur la liste de Roseline Sarkissian, UG*, 40,42 % à Chelles) :
Concernant le résultat à l’échelon régional, on ne peut qu’être déçu, surtout après tout le travail réalisé par Claude Bartolone, qui était clairement le meilleur candidat qu’on pouvait avoir à gauche. Personne ne nous aurait donné un score de 42% il y a quelques mois. Ce n’est pas « petit bras » de dire cela, c’est être réaliste quand on ressort de campagnes aussi difficiles qu’ont pu être les municipales, où des villes à gauche depuis 60 ans ont basculé. A Chelles, le fait que 6 051 personnes aient voté pour nous ne montre qu’une chose : si la gauche est rassemblée, elle est capable de grandes choses. Il va falloir que les différents partis politiques progressistes de Chelles réunissent les conditions du rassemblement pour l’emporter lors des prochaines échéances. Chelles est une ville politique équilibrée, où la gauche a son mot à dire. Mais il faut aussi se montrer prudent et se garder de considérer ces résultats comme un avant-goût des municipales de 2020.

Claudine Thomas (5e sur la liste d’Anne Chain-Larché, UD*, 38,96 % à Chelles) :
Nous savions que si victoire il devait y avoir, elle serait serrée. Mais nous avions pleinement confiance en notre candidate, qui a abattu un travail formidable ces cinq dernières années. Concernant Chelles, même si la droite arrive en deuxième position, nous constatons que la gauche a perdu 2000 voix par rapport aux régionales de 2010. C’est la preuve que le travail que nous menons avec le maire de Chelles pour redorer le blason de la ville  commence à porter ses fruits. Si je perçois ce résultat comme un avertissement pour la municipalité ? Absolument pas. Brice Rabaste n’était pas candidat. La droite améliore son score par rapport à il y a cinq ans et c’est de bon augure pour la suite. En ce qui me concerne, je ne serai pas déçue si Valérie Pécresse ne me propose aucune délégation. Me retrouver du côté de la majorité est déjà une grande fierté. A présent, il nous faut travailler pour faire sortir l’Ile-de-France de l’impasse où l’a placée la gauche.

Claude Bernard (25e sur la liste de Pierre Cherrier, FN, 20,60 % à Chelles) :
Nous sommes déçus. Nous avions tablé sur une fourchette comprise entre 20 et 25%. Au final, nous sommes plus proches de la fourchette basse. Mais au-delà de notre résultat, nous n’arrivons pas à comprendre comment les Chellois arrivent encore à voter à gauche après les vingt années de socialisme qui ont défiguré la ville. La satisfaction est que la région passe à droite, ce qui est un moindre mal. On ne pouvait pas continuer à faire sombrer l’Ile-de-France davantage.

 

* UG : Union de la gauche. UD : Union de la droite.