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26 June 2017
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Dernier conseil sans effusion à Marne et Chantereine

N’était le petit message de remerciements du président Jean-Pierre Noyelles (LR), adressé en toute fin de séance à ses élus et à son personnel, on se serait facilement cru à un conseil communautaire tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Hier, sans jamais rien laisser paraître, les rapporteurs ont présenté les 35 différents points à l’ordre du jour. L’opposition a fait entendre sa voix une fois ou deux et un budget a même été voté, comme si de rien n’était.

C’était pourtant bel et bien le dernier conseil communautaire de Marne et Chantereine. Le 1er janvier, la communauté d’agglomération sera fondue, au même titre que le Val Maubuée et la Brie Francilienne, dans une communauté d’agglomération plus grande, baptisée Paris-Vallée de la Marne.

Fin en eau de boudin

Mais loin de l’apothéose, c’est une fin en eau de boudin à laquelle on a assisté hier. Les bancs désespérément vides de tout un pan de la majorité, ajouté aux absences du vice-président Xavier Vanderbise (LR) et du député Emeric Bréhier (PS) en disaient long sur l’état de résignation des élus qui, dans leur majorité, regrettent la fin d’un projet intercommunal qu’ils avaient été nombreux à bâtir il y a onze ans.

Dans ce contexte, même l’hommage appuyé de Jean-Luc Pilard (PS) au président-fondateur de Marne et Chantereine, Jean-Jacques Marion (PS), démissionnaire en septembre dernier, a semblé superflu. Brice Rabaste (LR), à qui certains, au sein même de l’exécutif, ont reproché de n’avoir jamais adhéré au projet de la communauté d’agglomération, a joué de discrétion.

Les 16 élus de Chelles nommés en janvier

Le 20 janvier prochain, une partie des élus communautaires rejoindra l’assemblée de la nouvelle super-intercommunalité. A charge aux quatre communes de Marne et Chantereine de désigner à présent les 22 conseillers municipaux appelés à y siéger. La désignation des 16 élus de Chelles, qui devait avoir lieu avant-hier, se déroulera finalement début janvier, à l’occasion d’un conseil municipal extraordinaire, en raison d’un arrêté préfectoral publié tardivement.

Sur le sort de ses 300 agents, Jean-Pierre Noyelles, qui assurera la présidence intérimaire de Paris-Vallée de la Marne entre le 1er et le 20 janvier, préfère jouer de prudence. Hier, la CGT a publié un communiqué interne pour lui reprocher son « immobilisme » et un « manque de communication ». « Hormis le fait que la trésorerie payeuse sera installée à Chelles, la vérité est que nous ne savons pas à quelle sauce nous allons être mangés », se défend le président, qui veut « mettre l’Etat face à ses responsabilités ».

La CGT espère le maintien d’une majorité d’agents

Si plusieurs postes de cadres, en doublons, sont menacés, le gros du personnel, employé comme fonctionnaires, devrait « rester à l’abri des ennuis », croit savoir Manolis Picault, délégué CGT de Marne et Chantereine. Même si cela se fera au prix de temps de trajet plus longs, puisqu’il est acquis que le siège de la nouvelle agglomération sera installé à Torcy, dans les locaux qui accueillent le siège du Val Maubuée. « Pour des gens sous-payés, cette donnée peut avoir son importance », note le syndicaliste.