Nous sommes le
26 June 2017
Les agents municipaux occupent le hall de l'hôtel de ville, le 9 décembre, à l'occasion d'un mouvement de grève.
Les agents municipaux occupent le hall de l'hôtel de ville, le 9 décembre, à l'occasion d'un mouvement de grève.

Plan contre l’absentéisme : accord entre la mairie et les syndicats

Il n’y aura pas de second mouvement de grève à la mairie de Chelles, après celle qui avait mobilisé plus de 500 agents municipaux le 9 décembre. Hier, en fin de matinée, la direction et les syndicats CGT et CFDT se sont mis d’accord autour d’une révision du plan de lutte contre l’absentéisme que la ville souhaitait appliquer dès le 1er janvier. Initialement, ce plan prévoyait la mise en place de retenues sur le salaire, ainsi que sur la prime de fin d’année, dès le sixième jour d’absence pour maladie ordinaire, longue maladie ou congé de longue durée.

Les négociations, qui se sont déroulées sur deux jours, ont permis aux deux parties de s’entendre sur le rallongement de cette période, qui sera dorénavant de dix jours pour les congés maladie ordinaires. Les syndicats ont également obtenu que la modification du régime indemnitaire ne s’applique pas aux congés longue maladie, aux congés longue durée, aux périodes d’hospitalisation et de convalescence. La retenue ne sera pas non plus appliquée chez les agents souffrant de pathologies particulières « reconnues par le comité médical ou la Maison départementale pour les personnes handicapées ».

La journée de la solidarité désormais travaillée

Absente du plan initial, la possibilité de pénaliser les absences injustifiées en réduisant proportionnellement le treizième mois figure finalement dans le protocole d’accord, tout comme celle de pouvoir diligenter un agent assermenté au domicile de la personne arrêtée pour vérifier qu’elle se trouve bien chez elle. Proposée par les syndicats, l’idée de sanctionner les personnes qui ne se rendent pas aux visites médicales a également été retenue.

Jamais appliquée jusqu’ici à la mairie de Chelles, la journée de solidarité, qui demande aux salariés de travailler une journée de plus pour financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées, sera désormais travaillée. « Nous avons le sentiment que tout le monde est sorti par le haut de ces négociations », se félicite Jeanne Sugic, déléguée CGT, qui se réjouit que l’esprit du plan l’ait emporté. « Il fallait sanctionner ceux qui abusent et protéger ceux qui subissent des accidents de la vie », estime-t-elle.