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17 October 2017
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Le Chellois, c’est fini !

Difficile décision que celle que j’ai prise ces jours-ci, alors que s’achevait l’année 2015 et que Le Chellois se préparait tout doucement à souffler sa deuxième bougie. Difficile mais néanmoins inévitable, tant le bilan à mener concernant ce site qui a tant fait parler de lui s’est révélé, au terme de presque vingt-quatre mois mois d’existence, cruellement contrasté.

Les satisfactions sont pourtant largement au rendez-vous. Le pari de réussir à faire de ce site d’informations locales un rendez-vous quotidien pour les Chellois a été remporté haut-la-main. En 2015, Le Chellois a plus que triplé son audience par rapport à l’année dernière. Vous avez été ainsi plus de 156 000 visiteurs uniques à vous connecter cette année. Plus de 680 000 pages ont été visitées durant cette même période. Vous étiez plus d’un millier à nous suivre sur Facebok pour ne rien rater de l’actualité de la villle. Des chiffres qui laissent rêveur pour un site créé sans campagne promotionnelle, à la seule force du bouche-à-oreille.

Une réussite éditoriale

Sur le plan éditorial, et même s’il est un peu aisé de verser dans l’auto-congratulation, Le Chellois a démontré qu’un média avec peu de moyens humains et financiers, était capable de produire une information de qualité. Le site peut se targuer d’avoir sorti plusieurs scoops, et pas des moindres. Il a creusé quelques sujets qui n’auraient jamais été abordés ailleurs. Il a aussi réussi – ce sont des lecteurs qui le disent – à maintenir une neutralité politique mais avec un ton bien à lui. Une gageure souvent, en matière de presse quotidienne régionale.

Le Chellois a aussi été le lieu de passionnants débats entre lecteurs de différentes sensibilités. Chaque article ou presque a donné lieu à des oppositions, virant parfois à la foire d’empoignes. La censure a été très peu présente et chacun a pu s’exprimer en totale liberté, faisant du Chellois un véritable forum, au sens antique du terme, virtuel – quitte à ce que certains commentateurs, j’en ai conscience, abusent quelque peu de la liberté qui leur était accordée. Mais les échanges ont souvent été très intéressants.

Un échec publicitaire

En fait, Le Chellois n’a rencontré qu’un seul écueil au cours de ces deux années : l’absence de ressources publicitaires. Le modèle économique visé par ce site était d’une simplicité biblique : il s’agissait d’assurer la rétribution de son unique contributeur par le produit des annonces publicitaires. Les annonceurs visés étaient les commerçants et artisans locaux. Les lecteurs étant au rendez-vous, l’équation semblait tenir. Médias & Publicités, une régie publicitaire réputée, croyait tant au projet qu’elle avait choisi de nous suivre dans l’aventure.

Mais au terme de six mois de commercialisation de ses espaces publicitaires, force est de constater que la mayonnaise ne prend pas auprès des commerçants et artisans de Chelles. Crise de la publicité, méfiance vis à vis du web, ligne éditoriale qui ne craint pas d’aborder les sujets qui dérangent, les raisons de cet échec sont sans doute une addition de tout cela.

Une décision difficile

Finalement, l’aventure du Chellois pourrait largement être poursuivie plusieurs mois, et même plusieurs années. Mais sans perspective de développement, l’investissement sans faille que requiert un tel projet se fait plus lâche. Plutôt que de faire semblant, il m’a semblé plus honnête avec vous, chers lecteurs, de vous exposer la situation telle qu’elle est. J’ai conscience que ma décision fera des déçus, au premier rang desquels moi-même. C’est un petit deuil pour le créateur de devoir mettre fin à cette aventure. J’espère que vous ne lui en voudrez pas trop.

Merci encore de votre fidélité durant ces deux années passées trop vite.

 

Ludovic FRANCISCO
Editeur du Chellois.com