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26 June 2017
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Le mari violent regagne son domicile malgré l’interdiction

Alors qu’il était placé sous contrôle judiciaire depuis le 20 janvier, pour des faits de violences conjugales, avec la stricte interdiction d’apparaître au domicile familial, un Chellois n’a pas hésité à violer l’interdiction… dès le lendemain de la décision du juge des libertés.

Le mari violent a en effet pu tranquillement regagner ses pénates, sous l’oeil bienveillant de son épouse. « J’ai appelé le commissariat. Ils m’ont demandé s’il était violent. J’ai dit que non. Alors il est resté », a raconté celle-ci devant le tribunal correctionnel de Meaux, mercredi, dans des propos recueillis par Le Parisien.

Le procureur-adjoint furieux

Un récit qui a mis hors de lui le procureur-adjoint Emmanuel Dupic, pour qui une telle situation n’aurait jamais dû se produire. « C’est inadmissible. Votre mari n’aurait jamais dû revenir chez vous. Je réglerai ça avec le commissariat », a-t-il lancé.

Il faut dire que celle-ci l’avait échappé belle au cours de leur dernière dispute. Son époux l’avait tirée par les cheveux et menacée d’un couteau, sous les yeux de leurs enfants, dont l’un, âgé de 8 ans, était intervenu pour l’empêcher de passer à l’acte.

Le prévenu a été condamné à six mois de prison avec sursis mise à l’épreuve. Un moindre mal pour cet homme, dont une précédente peine de trois mois de prison, a été révoquée par la même occasion.